J’ai mis beaucoup de temps à avoir un avis sur l’affaire DSK, n’ayant droit à aucune certitude. Je ne suis pas un proche, je n’étais pas sur place, et je me suis senti à l’annonce de ce scandale, troublé.
DSK est tombé de tellement haut, qu’il semble que je ne sois pas le seul à me sentir mal à l’aise devant cette affaire.
De droite ou de gauche, voir l’un de nos responsables politiques jeté en pâture avec pour seul défense un presse qui attaque, c’est quelque chose d’inhabituel sur le vieux continent.
En réalité, toute cette affaire est choquante, de l’image de DSK menottée, jusque l’assassina politique d’un homme qui n’a toujours pas pu s’exprimer, ne serait ce qu’une seul fois.
Le « présumé coupable » a sonné le départ d’une situation que les Français ne reconnaissent pas. Oui car chez nous, en France, on ne peut accuser sans présumer innocent. Alors tout le monde se lève pour secourir celui à qui on doit l’innocence.
Et là, deuxième choc.
Comment oublier cette jeune femme, que tout le monde pose comme l’instrument d’un complot. Personne ne lui reconnaît la présomption de souffrance. Raison numéro 1 : Comment DSK aurait il pu? A 1 an des présidentielles? Impossible !
C’est ce que je pense depuis le début, mais bon Dieu, pourquoi une brave jeune femme se serait elle lancée dans une telle procédure?
Deuxième choc donc, je ne parviens pas à penser, à imaginer l’un ou l’autre, les deux me paraissent incroyables.
Et puis, troisième choc.
On se rend compte que le socialisme dénonce, s’offusque, mais se trouve aujourd’hui devant sa première contradiction. Sarko le blingbling? Eric et Liliane? L’argent? Remarquez, peut-être Michel Onfray ne savait pas que son ami était autant fortuné.
Au passage, la fortune ne me dérange pas, tant mieux pour ceux qui en ont une ! Mais alors, chut… ne regardons pas la paille dans l’oeil du voisin.