Manuels Valls, c’est le tribun d’une gauche qui souhaite s’adapter à son temps.

Alors que Montebourg pêche les électeurs à coup de grandes phrases anti-mondialisation, Valls présente des solutions crédibles et des idées qui ne déplaisent pas à la presse étrangère.
En cas d’élection, Valls appliquera la TVA sociale. Une mesure décriée à l’époque des législatives de 2007 où l’on sait que la « gaffe Borloo » avait coûté la place de quelques députés.
En réalité, ce qu’il y a de plus plaisant chez Manuel Valls, c’est sa capacité à dire la vérité au risque de déplaire fortement à la gauche « Royal », encrée dans les valeurs mittérandienne.
A contre-courant, il plaît à la droite modérée par son sens des responsabilités.
Oui, il ne sera pas possible de retourner à la retraite à 60 ans. Oui, la création d’emplois jeunes est vouée à l’échec. Pour lui la lutte contre la précarité passe par un réforme profonde de la fiscalité, afin d’avoir les moyens de créer des solutions pérennes. Les recettes Jospinienne ne traduisent pour lui que l’inconséquence d’une politique qui va droit dans le mur.
Mais la vérité semble payer puisque l’on peut voir que Valls monte, remonte et qu’en bon outsider, il risque de prendre la place de Ségolène Royal. Un bon point pour la gauche qui se dote avec lui d’une efficacité de pensé et d’action économique.
En face, dans cette primaire, Royale et Montebourg sont dans une pure logique électorale. Valls, lui, se construit.
Peut-être pour 2017 où il apparaît d’ailleurs comme l’un des potentiels les plus solide pour contrer les annonces de Jean-François Copé, déjà bien préparé à la charge.