Plus de 10 000 personnes sont venues écouter François HOLLANDE hier au Bourget. « Présider normalement », « Présider autrement », en tous les cas, François HOLLANDE cherche à surfer sur la vague anti-sarkoy, en prenant bien évidement la précaution de ne jamais le citer (c’est le rôle de Martine). Son seul adversaire, c’est « le monde de la finance ».
Cet adversaire a certainement grincé des dents ce matin en lisant le journal tant les propositions sont inattendues.
- Taxe sur les transactions financières. Cette première mesure est sur le point d’aboutir…
- Stocks-options supprimées et bonus encadrés. Il est vrai que les excès sont scandaleux et que la régulation est nécessaire, mais si cette mesure doit être prise, elle doit être européenne voir internationale. Dans le cas inverse, malheureusement, nous risquons de perdre nos grands patrons et nos meilleurs financiers.
- Agence Publique de notation européenne : Oui! Mais que regarderont les marchés? Une nouvelle agence créée par l’emprunteur ou une agence indépendante avec un siècle d’existence et de réputation?
- L’interdiction pour les banques Française d’avoir des filiales dans les paradis fiscaux : L’idée pourrait être intéressante pour assurer la taxation des revenus cachés. Mais une nouvelle fois, le risque pour la France est d’être marginalisée! Les banques Française pourraient alors devenir elles-même des filiales pour éviter les contraintes réglementaires nationales.
Toutes les propositions de François Hollande sont pour l’instant dans ce sens, dans une réflexion par la négative qui fait sursauter.
On sent la patte de Michel Sapin, mais les débats à venir risquent de mettre en évidence une contradiction évidente : La France est un pays qui ne doit pas être marginalisé pour des questions idéologiques. Il est peut être donc tant d’oublier les discours d’extrème gauche « nous pourrons redistribuer ce que nous aurons créé« .





